Le blog 6 mois plus tard . .

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Il a su donner une raison de vivre aux adeptes de ce qui est à présent une véritable religion: Aux Maldinistes. Sa carrière exceptionnelle, sa fidélité, sa classe et son talent ont offert à mes yeux un véritable festin. C'était très difficile pour moi de trouver la motivation de poursuivre ce blog correctement, car on s'approchait tout doucement de la fin, une fin que je voulais pas accepter puisque c'est une passion, une partie de moi qui s'en est allé à travers cette retraite.

Aujourd'hui, avec du recul, je suis sincèrement heureux d'avoir vécu "l'ère Maldini", qui m'a permit de combler l'ennui, mais aussi de réconforter les durs moments de la vie, car rien de tel qu'un bon "Paolo Maldini il film" pour tout oublier.

Un grand merci aux visiteurs, qui m'ont aussi donné l'envie de continuer l'aventure ici, et ce n'est d'ailleurs pas totalement terminé, car vous serez tenus au courant de l'actualité de notre Dieu, notre capitaine.
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# Posté le samedi 10 octobre 2009 15:46

Maldini s'exprime après ses Adieux à San Siro

Maldini s'exprime après ses Adieux à San Siro
Avant la conférence d'adieux qui devrait avoir lieu lundi prochain, Paolo Maldini s'est entretenu avec la Gazzetta dello Sport pour parler de ce triste dimanche.

Paolo, pourquoi vous ont-ils ruiné la fête ?
« Je ne le sais pas, vraiment. J'ai toujours eu un comportement linéaire en suivant mes idées et en respectant tout le monde. Je n'ai pas fréquenté le monde des tifosi mais pas par snobisme : à cause du nom de famille que j'ai toujours dû démontrer quelque chose. Et donc j'ai choisi d'être jugé uniquement pour ce que je faisais sur le terrain. Certains voient cela comme un signe de respect envers le monde rossonero et le club et d'autres prennent cela comme une insulte contre eux. »

Qu'est ce qui vous a déçu ?
« Le silence du club : je n'ai pas apprécié que personne ne prenne position. Il n'y a eu aucun commentaire : du Président jusqu'en bas, aucun dirigeant n'a pris la parole. Je suis peut être idéaliste mais je crois qu'un club comme le Milan doit se dissocier de certains épisodes. »

Vous avez tout de suite répondu aux tifosi avec des mots très durs.
« Ce fut une réaction instinctive et donc peut-être mauvaise. Mais elle a été dictée par le moment : j'étais un homme touché. Je n'ai pas eu la possibilité de penser : c'étaient une réponse à une action préméditée depuis des jours, des mois et peut-être même des années. Je suis un homme avec des sentiments et des faiblesses. »

« Fier de ne pas être l'un d'eux ». Vous confirmez ?
« Oui, évidemment. On ne peut pas nier le fait que je sois milanista et que j'aie tout donné pour ce maillot. Malgré cela j'ai été contesté à plusieurs reprises. Ca faisait six mois que j'étais capitaine lorsqu'ils écrivèrent sur une banderole que je n'étais pas digne du brassard et en bas de chez moi était écrit « Moins d'Hollywood et plus de travail ». A moi ? Mais ce sont des choses qui m'ont fait grandir : j'ai fait grandir en moi une liberté intellectuelle et d'expression à laquelle je ne renoncerai jamais. »

Christian et Daniel, vos fils, vous ont-ils posé des questions ?
« Non mais Christian a compris et même Daniel, qui est futé, a compris quelque chose. A la maison ils ont tous les deux écouté les commentaires que je faisais avec ma femme. Cet épisode a une signification beaucoup trop grande. »

Et ils vous ont gâché la fête.
« Qui était très belle, exactement comme je l'avais rêvée. Soleil, chaleur, match l'après-midi comme lors de mes débuts, un stade plein, la famille et 70'000 personnes qui m'ont acclamé. Dommage pour ces 500 qui ont voulu me ruiner la fête. »

Vous rappelez-vous de tensions entre vous et les ultràs durant le passé ?
« Il y a deux vrais épisodes. Le premier à Istanbul où, même en perdant, nous avions disputé une splendide finale, nous étions largement meilleurs que Liverpool. A l'aéroport nous avons été contestés : « Vous devez vous excuser ». Moi je jouais depuis toute une vie et je devais m'excuser auprès d'un garçon de 20 ans ? Et m'excuser de quoi ? D'avoir perdu une finale de manière extraordinaire ? En plus lors de la finale les tifosi de Liverpool ont surclassé les rossoneri. A 3-0 on entendait seulement les anglais et ensuite plus fort, toujours plus fort...A l'aéroport il y a eu des très gros mots et nous avons risqué d'en venir aux mains. »

Et le deuxième épisode ?
« A Monaco lors de la Supercoupe 2007. Les ultràs faisaient la grève et ils interdisaient à tout le monde de nous encourager. Ensuite en championnat nous avons joué durant des mois dans une ambiance irréelle. L'équipe souffrait de cette situation et j'en parlais justement à la Gazzetta. Ce fut une interview d'un capitaine qui apparemment n'a pas plu à tout le monde. Une rencontre avec été organisée avec quelques ultràs pour régler la chose durant laquelle j'ai répété ce que j'avais dit à la Gazzetta en expliquant que je le faisais pour le bien du Milan. »

Les ultràs vous reprochent certaines insultes.
« Je ne les ai jamais insulté à part à l'aéroport après Istanbul. L'épisode de dimanche a tracé une ligne encore plus nette entre eux et moi. »

Pour vous faire encore plus mal ils ont sorti une banderole de Baresi.
« Au cocktail après le match, Franco m'a demandé pardon. Moi je n'ai pas compris car je n'avais pas vu sa banderole. Je lui ai dit : 'Franco, sois tranquille, tu m'as appris à marcher la tête haute sans avoir des rapports bizarres.' »

Il ne faut pas oublier que 70'000 personnes vous ont ovationné.
« L'affection a été énorme : je sais que tous mes maillots ont été vendus. Je veux remercier tout le monde. L'émotion ? Oui, évidemment, au début. Christian et Daniel proches de moi, toute la famille dans les tribunes, le t-shirt des joueurs de la Roma. Les larmes arrivent, je me retourne et je vois Pirlo qui est encore plus mal que moi. Alors je dis : 'Hey les mecs, on ne commence pas, hein...' »

Le match d'adieux proposé par Abete se fera ?
« Non, mais je le remercie beaucoup, il a été proche de moi et il voulait absolument organiser quelque chose. Platini aussi m'a écrit une très belle lettre. Tout a été merveilleux à part la contestation. Je suis fier de comment me voient les gens. »

Mais avec Leonardo il y a eu des tensions, non ?
« Voilà, cette équivoque est incroyable. Lorsque j'ai entendu que les gens parlaient d'un clash, j'étais dans les vestiaires, dans les bras de Leo. Il m'a dit de ne pas donner de l'importance à certaines choses et moi je lui ai dit ce que je pensais de certaines personnes. Stop. »

A Florence vous jouerez le dernier match, décisif, comme vous le vouliez...
« Oui, j'ai été le chercher...C'est incroyable comme nous nous sommes compliqués la vie : sur le 2-2 nous étions qualifiés mais nous ne le savions pas et nous avons cherché la victoire. Nous étions peu lucides : je n'ai jamais autant souffert de la chaleur de toute ma vie. »
La première chose que vous ferez lundi ?
« J'irai voir jouer Christian, il a un tournoi en Toscane. Après le match de Florence je resterai dans la zone. »

Le futur ?
« Rien n'est décidé. J'ai besoin de vacances. »

Le 6 juillet, probable jour de reprise du Milan, est-ce que vous irez faire un tour involontaire à Milanello ?
« Peut-être mais je vous confie quelque chose : durant les vacances je n'ai jamais rien fait. Vraiment rien. Au début je mentais aux préparateurs physiques ensuite je l'ai dit clairement : mon physique a besoin de déconnecter totalement pendant les vacances.


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# Posté le mercredi 27 mai 2009 04:46

" J'arrête "

" J'arrête "
Le 31 mai, le football dira adieu à l'un de ses plus charismatiques joueurs. En attendant cet instant historique, Paolo Maldini s'est longuement entretenu avec la Stampa. En voici la traduction.

Le 26 juin vous aurez 41 ans. Le championnat se termine le 31 mai, y en aura-t-il un autre ?
« Non, à cent pour cent. L'année passé, plus ou moins à cette époque, j'étais hésitant : je pars ou je continue ? Aujourd'hui non. »

Est-il difficile de rester un joueur bandiera ?
« Au contraire. J'ai tout trouvé ici, l'équipe, la gloire, le reste. C'est le maximum pour un joueur. En changeant, j'aurais risqué de me perdre. »

Il y a un moment où « la lumière s'éteint » : c'est arrivé à Franco Baresi contre Bobo Vieri, lors d'un Milan-Juventus 1-6 en avril 1997. Et à vous ?
« L'épisode et la période négative peuvent nous atteindre à n'importe quel âge, à 25 ans comme à 40. Le problème est qu'on ne peut aller contre la nature. Tu peux la forcer, mais à un certain moment tu dois te rendre. Moi, par exemple, j'ai encore la flamme qui brûle à l'intérieur et physiquement j'en serais capable également. Mais j'ai décidé. »

Le cas Totti, le cas Del Piero, votre cas : n'y a-t-il pas le risque que le club devienne prisonnier ?
« Cela dépend du type de rapport. S'il est franc, non. S'il est ambiguë, oui. Les contrats doivent tenir compte de l'âge : mes dernières signatures, par exemple, étaient toutes à l'année. A la base, il y a trois éléments : les entraîneurs et les coéquipiers, le club, la volonté de l'individu. Le tout, agrémenté du rendement, juge dernier et souverain. »

D'une part les « coups médiatiques » : Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho, Beckham et de l'autre les intuitions géniales comme Kakà et Pato. Quel est le vrai Milan ?

« La somme des deux, l'image et la substance. Il en a toujours été ainsi depuis Berlusconi. Avec l'engagement de ne pas rendre tyrannique l'influence de l'image. »

En ce qui concerne l'adieu azzurro, dans tout le pays un match commémoratif s'organise. Il semble que vous ayez manifesté quelques réserves.

« Ce sont les journaux qui m'ont mêlé à cette histoire de Brésil-Italie : pourquoi Lippi ne l'élargit pas à Maldini ? Je réponds que je fais tout ce que vous voulez à condition que ça ne ressemble pas à une aumône et que ça ne soit pas une gène. »

Roberto Baggio l'a eu, sous Trapattoni, lors d'Italie-Espagne, à Genève.
« Tant mieux pour lui ».

On parle d'un match amical de la Nazionale à Pescara. Il pourrait allier deux choses, un acte de solidarité envers l'Abruzzo et votre adieu au football.
« Ce serait magnifique, j'en serais fier. »

Des différences entre l'Italie de vos débuts, le 20 janvier 1985, et celle d'aujourd'hui ?
« Ce sont deux mondes aux antipodes, dans le football et dans la vie. Particulièrement en ce moment, avec la crise économique qui nous touche. Et puis la télévision. A l'époque dans le football ce n'était qu'un souffle, pas une tornade. »

Vous vous considérez comme berlusconien ou simplement comme un employé de Berlusconi ?
« Un employé au sens classique, étant donné le travail que je fais, je ne dirais pas vraiment. Berlusconien en revanche oui. Il m'a enseigné un tas de choses. Il m'a transmis la force de réaliser ses ambitions. Et je me considère comme ambitieux. »

Avez-vous décidé ce que vous ferez ensuite ?
« Entraîneur, jamais. J'ai une entreprise de vêtements, des investissements immobiliers. J'aimerais rester dans le football, on verra. »

Christian, 12 ans et Daniel, 7 ans, continueront-ils la dynastie des Maldini ?
« Et comment le saurais-je ? Christian joue avec les jeunes du Milan, latéral droit. Daniel pas encore. Des fois, je me demande comment j'étais à leur âge, mais je ne sais pas me répondre car j'ai des références techniques vagues. Alors je demande à mon père, qui m'invite à la prudence. »

Calciopoli ou non, pourquoi continue-t-on à parler des arbitres ?
« Car c'est plus fort que nous. Et que d'une manière générale on nous siffle trop. Une chose que je ne tolère pas de Christian c'est quand il tombe et reste au sol. « Debout ! » je lui hurle. »

Cela t'aurait-il plu d'avoir un entraîneur comme Mourinho ?
« On me dit qu'il a un grand rapport avec ses joueurs. Mais je tiens à mes entraîneurs, j'ai eu les meilleurs. »

Le match que vous voudriez rejouer ?
« Pas Milan-Liverpool de 2005. Nous avons joué comme des dieux pendant 120 minutes moins six. Le match que je voudrais refaire est Corée du Sud-Italie de 2002, celui du but en or de Ahn, mon dernier match en Nazionale. »

Dix-sept scudetti, l'Inter vous rejoint. Le titre sur le papier, commet l'écrivez-vous, avec ou sans astérisque ?
« Avec, ils ne l'ont pas du tout gagné sur le terrain. »

Le match le plus fort en émotions ?
« Le début à Udine. Battistini s'était blessé, Liedholm m'a demandé à la mi-temps dans les vestiaires. « C'est comme tu veux, à droite ou à gauche ? » J'ai répondu : où il voulait. C'est ainsi que je suis né à droite. »

Pourquoi est-ce que ce sont les petites équipes, du Genoa à Cagliari, qui proposent un football pétillant ?
« Elles ont moins de pression, elles n'ont pas les coupes, et par rapport à avant, elles ont plus de courage. Il y a dix, quinze ans, un Genoa de passage à San Siro aurait mis en place un catenaccio monstrueux, aujourd'hui elle joue.

Quelles est votre équipe idéale ?
« Barcelone. Balle à terre et construction. »

Le joueur le plus fort que tu aies affronté ?
« Diego Armando Maradona. »

On dit de nous qu'on fête les quarante ans de Maldini pendant qu'en Angleterre on lance un Macheda de dix-sept ans.
« Qu'ils disent d'abord que j'ai commencé à 16 ans et Macheda à 17, qu'ils disent d'abord que Manchester pille les pépinières du monde entier et que donc la comparaison ne tient pas. Et puis le football est un sport démocratique, l'âge ou la taille ne sont pas un critère. »

Si vous étiez Président du Conseil, que feriez-vous pour le sport italien ?

« Plus d'activité physique à l'école. Aujourd'hui je vois trop de gamins obèses. Le match, pour eux, c'est la playstation, une distraction assise. »

Avez-vous découvert le nouveau Maldini ?
« Je suis avec sympathie Davide Santon. Il a de la personnalité. »

Quel a été votre modèle, et pourquoi ?
« Antonio Cabrini. Son histoire me plaisait, la manière dont jouait sa Nazionale, celle de 1978. »

Du tremblement de terre de l'Abruzzo au Mondial de foot, pourquoi nous, Italiens, ne réussissons à exprimer le meilleur seulement dans la difficulté ?

« Parce que nous sommes un peu croyants et un peu crédules. Car nous sommes paresseux et prévenir demande des efforts. »

Ferguson est à Manchester United depuis 1986, Ancelotti est au Milan depuis « à peine » huit ans et cet été encore on va parler d'usure ou de divorce.
« L'anomalie est Ferguson, pas Ancelotti. C'est une autre culture chez les Anglais. Eux, contrairement à nous, acceptent la défaite. »

Au fait, Carlo reste ?
« Je lui demande chaque jour, il me renvoie toujours au suivant... »

Fabio Cannavaro en est à 124 présences en Nazionale. Encore deux pour vous rejoindre, jaloux ?
« Je en réponds ni oui ni non, mais entre les deux. Si je regarde en arrière, je trouve beaucoup de records, et beaucoup de succès. Et je ne les échangerait jamais avec ceux-là. »

Vous avez déclaré au magasine de la Gazzetta « quarante ans, c'est un âge qui m'impressionne ». Vous confirmez ?
« Je confirme. Et je confirme que le meilleur de moi, comme joueur et footballeur, je l'ai donné et je l'ai eu de trente à quarante ans.

De défenseur à défenseur, vous votez Thiago Silva ?
« Très fortement. Il est fort et réactif, il est « da Milan ».

Que manque-t-il à la Juventus pour redevenir la Juventus ?
« De la qualité en milieu de terrain. Mais ne parlons pas de reconstruction, quelques retouches suffisent. »

L'homosexualité reste un tabou dans le sport.
« Surtout dans le football, le plus conservateur de tous. Je crois n'avoir jamais eu de coéquipiers homosexuels, dans le sens que je n'en ai jamais entendu aucun le confesser. Pour moi, naturellement, ça ne ferait aucune différence. Discriminer en fonction de la peau, du sexe, de la religion, je trouve que c'est une chose infâme. »

Récitons les classiques : Paolo Maldini, 895 matchs avec le Milan, coupes incluses.
« Il y en a encore sept d'ici la fin du championnat. J'ai résolu mes problèmes aux adducteurs, j'aimerais arriver à 900. J'aurais voulu terminer à San Siro mais le dernier match nous sommes à Florence. Et donc je saluerai les tifosi le dimanche précédent, le 24 mai à domicile contre la Roma. »

La dernière fois que vous avez pleuré ?
« En regardant à la télévision les funérailles des victimes du tremblement de terre de l'Abruzzo. Ici et là, un ballon, un maillot dépassaient des cercueils. Je pensais à mes fils, j'étais ému et bouleversé. »

# Posté le jeudi 30 avril 2009 07:15

AC Milan 3-0 Atalanta

AC Milan 3-0 Atalanta
Une pléthore d'absences oblige Ancelotti à composer une équipe inédite, avec notamment Beckham en meneur de jeu en soutien du duo Pippo-Pato. Si la défense ne rompt pas, elle reste extrêmement friable, mais le pari inédit du Mister est amplement remporté.


Il ne faudra que 7 minutes de jeu à Pippo Inzaghi pour débloquer la situation : centre de Beckham dévié qui retombe dans les pieds de Jankulovski, centre à ras de terre du Tchèque pour Inzaghi qui frappe. C'est simple, ça va vite et ça fait 1-0. Pourtant l'Atalanta ne succombera pas au désir de tout cadenasser pour placer des contres, c'est même elle qui par moment mènera la danse. Mais Milan joue haut, très haut, et relance proprement ce qui donne des occasions nettes pour le duo d'attaquants Rossonero. Pato manque de réalisme et Pippo est constamment hors-jeu, pourtant on sent que ça peut passer à tout moment. Le grand bonhomme de cette première mi-temps n'est cependant ni l'un ni l'autre, puisque Abbiati réalise un match du feu de Dieu et stop toutes les courageuses tentatives Bergamasques. Même touché au muscle fessier droit, Christian confirme sa très grande saison et sauve plusieurs fois le Milan de l'égalisation. Mi-temps, avantage Milan.


La reprise est nettement, nettement moins glorieuse. On ne voit plus qu'Abbiati (encore lui) se démener comme un fou sur sa ligne, lui le dernier rempart d'une arrière-garde malade. Beckham est brillant dans ses passes mais joue maintenant trop bas alors que Pirlo est trop prudent. Flamini empêche pourtant le Milan de dormir en faisant un très bon match dans l'ensemble. Tout vient à point à qui sait attendre dit-on, Pippo ne fera pas mentir le proverbe. Alors que le rythme du jeu baisse dangereusement, Pato lance superbement Pippo dans la profondeur pendant que Beckham sert de leurre sur le côté droit, l'Italien dribble Consigli et marque dans le but vide, 2-0 ! Trois minutes plus tard merveilleuse combinaison entre Zambrotta et Jankulovski côté gauche, Marek fixe Consigli et transmet pour Pippo seul dans la surface...3-0, triplé d'Inzaghi ! Ancelotti en profitera pour le sortir 10 minutes avant la fin en lieu et place de Shevchenko pour l'ovation du stade. Beckham(Viudez) et Bonera (Antonini) cèderont également leurs places. Fin du match.

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# Posté le vendredi 13 mars 2009 03:42

SuperPippo 1-1 Werder

SuperPippo 1-1 Werder
Suite à la défaite dans le derby trois jours plus tôt, Milan n'avait plus d'autre choix que de jouer un tant soit peu sérieusement la Coupe de l'UEFA. L'affiche s'y prêtait également, avec un alléchant Werder comme adversaire. Les Rossoneri ont-ils été à la hauteur de l'évènement ?


L'étiquette d'épouvantail et d'archi-favori de la compétition n'effraie pas plus que ça Ancelotti. Comme à son habitude, turn-over important pour l'UEFA : Dida aux cages, Bonera-Senderos-Favalli-Zambrotta pour la défense, trio Ambro-Pirlo-Flamini à la récupération/relance, Seedorf et Ronaldinho en meneurs de jeu ainsi que Pippo en pointe. Comme à son habitude Milan domine d'entrée les débats et maitrise le jeu. Le Werder manque toutefois de peu l'ouverture du score après une bourde défensive des deux centraux Milanais. C'est d'ailleurs le résumé parfait de la première mi-temps : Milan joue tranquillement au ballon sans se forcer, la défense tient on ne sait comment (le Werder est inexistant sauf sur les bévues régulières de l'arrière-garde Rossonera) et Pippo Inzaghi est constamment hors-jeu. Tout va bien donc, sauf qu'il faudrait tout de même marquer. C'est la grosse prestation de Flamini dans l'entrejeu qui va amener le précieux : à la suite d'une énième récupération de balle, le Français centre pour Pippo dans les 16 mètres, l'Italien manque sa tête mais le ballon reste dans ses pieds, plat du pied du gauche et 1-0 pour Milan ! Sans briller, les Rossoneri font preuve d'un réalisme glacial et prenne un sérieux avantage. Mi-temps.


La reprise est nettement en faveur du Werder. Milan se contente de gérer son avantage et laisse les Allemands contrôler le terrain. Cependant, la fébrile défense Milanaise tient cette fois le coup. Il n'y a plus beaucoup d'occasions et le match devient haché. Pippo manque toutefois de peu le break en touchant la barre sur une passe de Ronaldinho. Malheureusement cela va coûter chère puisque Diego, dans les 10 dernières minutes du match, va permettre à son équipe de revenir au score par un plat du pied dans la surface. 1-1, et le score en restera la, les entrées de Jankulovski et Beckham n'y changeant rien.


A trop jouer facilement, Milan s'est fait (bêtement) reprendre. Cependant cela reste un bon résultat puisque les Rossoneri seront en ballotage favorable lors du retour à San Siro. Il faudra en revanche un peu plus d'envie...


FORZA MILAN !


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# Posté le jeudi 19 février 2009 05:29

Modifié le dimanche 01 mars 2009 05:37