A voir la feuille de match des deux premières rencontres du Milan AC, pour les poules de cette Coupe UEFA, et parce que l'équipe n'a besoin que d'un point pour se qualifier de manière officielle, il ne fallait pas s'attendre à autre qu'un match très ennuyeux, et c'est effectivement ce à quoi nous avons assisté. Pas autant que ceux face à Zürich et Heerenveen, certes, mais il s'agissait d'une partie de la même trempe. Pippo Inzaghi, bien qu'ayant manqué quelques occasions franches, nous a tout de même gratifié d'un but important puisqu'il s'agit de celui de la qualification, à la toute dernière des 90 minutes où le Milan ne méritait pas mieux qu'une défaite. "Comme d'habitude" ?
Pour reprendre les deux mots de la dernière phrase, Ancelotti n'a pas dérogé à la règle et a aligné une équipe composée de 7 remplaçants - Dida; Senderos, Favalli, Antonini; Emerson, Flamini; Shevchenko - et un retour de blessure - Zambrotta. Gattuso, Kakà et Inzaghi complètent le tableau au coup d'envoi. Comme l'on pouvait s'y attendre, le Milan attend tranquillement que Portsmouth attaque et se laisse prendre au jeu de la contre-attaque lors des premières minutes. Dès lors, on imagine que le match qui se dessine peut être beau à voir, grave erreur. Si Emerson a pu afficher les nets progrès réalisés dans le domaine de la récupération et de la redistribution du ballon, ses partenaires ne peuvent pas en dire autant. Certains d'entre eux ont tout de même réalisé une prestation à mi-chemin entre le médiocre et le convenable, à l'image d'Antonini, Senderos et Ronaldinho entré par la suite, mais on est en droit d'attendre de mieux face à une équipe de Portsmouth combative et engagée physiquement, mais relativement limitée et coupable d'énormément d'erreurs défensives, que cela soit dans le placement ou la relance. En somme, avant l'ouverture du score anglaise et son aggravation, il y avait la place pour marquer plusieurs buts, mais Pippo Inzaghi (principalement) n'a pu trouver le cadre, frappant même sur le poteau suite à un coup-franc détourné de Shevchenko, mal repris par l'attaquant italien.
De son côté, les joueurs locaux tentaient tout sur chaque action et la défense rossonera a été mise plusieurs fois à rude épreuve. Favalli n'a pu rééditer ses performances de Serie A dans l'axe, et Senderos - pas forcément très au-dessus - a pu quelques fois dégager le ballon quand une situation dangereuse s'approchait des buts de Dida. Les latéraux n'ont pas été efficaces et ont laissés beaucoup de ballons leur échapper, malgré une belle participation offensive, et leur retour de blessure n'excusera pas tout. Surtout durant la seconde mi-temps, avec pour score logique 2-0 grâce à Kabou (62') puis Kanu (73'), Portsmouth a bien joué et méritait plus que jamais la victoire. Mais le Milan reste le Milan, et même 90 minutes d'un pauvre jeu ne suffisent pas toujours à le faire perdre. Dès la réduction du score par Ronaldinho, le sentiment d'un match nul par hold-up interposé s'est fait ressentir, et c'est ce qui arriva à la toute dernière minute de jeu, lorsque Pippo montrait enfin sa toute première qualité : être un renard des surfaces. 2-2, score final. Au rayon des déceptions récurrentes, on pourra signaler le nouveau match très peu efficace de Kakà, et un Shevchenko qui a toujours du mal à se procurer des occasions. Évidemment, dans une partie de ce type, difficile de faire mentir les statistiques.
Forza Milan !
Source
Pour reprendre les deux mots de la dernière phrase, Ancelotti n'a pas dérogé à la règle et a aligné une équipe composée de 7 remplaçants - Dida; Senderos, Favalli, Antonini; Emerson, Flamini; Shevchenko - et un retour de blessure - Zambrotta. Gattuso, Kakà et Inzaghi complètent le tableau au coup d'envoi. Comme l'on pouvait s'y attendre, le Milan attend tranquillement que Portsmouth attaque et se laisse prendre au jeu de la contre-attaque lors des premières minutes. Dès lors, on imagine que le match qui se dessine peut être beau à voir, grave erreur. Si Emerson a pu afficher les nets progrès réalisés dans le domaine de la récupération et de la redistribution du ballon, ses partenaires ne peuvent pas en dire autant. Certains d'entre eux ont tout de même réalisé une prestation à mi-chemin entre le médiocre et le convenable, à l'image d'Antonini, Senderos et Ronaldinho entré par la suite, mais on est en droit d'attendre de mieux face à une équipe de Portsmouth combative et engagée physiquement, mais relativement limitée et coupable d'énormément d'erreurs défensives, que cela soit dans le placement ou la relance. En somme, avant l'ouverture du score anglaise et son aggravation, il y avait la place pour marquer plusieurs buts, mais Pippo Inzaghi (principalement) n'a pu trouver le cadre, frappant même sur le poteau suite à un coup-franc détourné de Shevchenko, mal repris par l'attaquant italien.
De son côté, les joueurs locaux tentaient tout sur chaque action et la défense rossonera a été mise plusieurs fois à rude épreuve. Favalli n'a pu rééditer ses performances de Serie A dans l'axe, et Senderos - pas forcément très au-dessus - a pu quelques fois dégager le ballon quand une situation dangereuse s'approchait des buts de Dida. Les latéraux n'ont pas été efficaces et ont laissés beaucoup de ballons leur échapper, malgré une belle participation offensive, et leur retour de blessure n'excusera pas tout. Surtout durant la seconde mi-temps, avec pour score logique 2-0 grâce à Kabou (62') puis Kanu (73'), Portsmouth a bien joué et méritait plus que jamais la victoire. Mais le Milan reste le Milan, et même 90 minutes d'un pauvre jeu ne suffisent pas toujours à le faire perdre. Dès la réduction du score par Ronaldinho, le sentiment d'un match nul par hold-up interposé s'est fait ressentir, et c'est ce qui arriva à la toute dernière minute de jeu, lorsque Pippo montrait enfin sa toute première qualité : être un renard des surfaces. 2-2, score final. Au rayon des déceptions récurrentes, on pourra signaler le nouveau match très peu efficace de Kakà, et un Shevchenko qui a toujours du mal à se procurer des occasions. Évidemment, dans une partie de ce type, difficile de faire mentir les statistiques.
Forza Milan !
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